" Un outil d'intégration juridique et judiciaire au service de la consolidation de l'Etat de droit en Afrique "

Cour suprême Mauritanie

M. El Houssein Ould Nagi
Nommé le 29/05/2017
Contact
Cour suprême de la République islamique de Mauritanie
Adresse : 
Boîte postale 201, NOUAKCHOTT
Téléphone : 
+222 5256740

Site : 
http://www.coursupreme.mr/fr/                                                                         

 

Historique

La première organisation judiciaire de la Mauritanie indépendante a été l’œuvre de la loi de 1961iii. Celle-ci réalise une synthèse entre l’héritage du passé et les apports de la colonisation. A l’influence du passé précolonial se rattachent les juridictions de droit musulman, l’héritage colonial se traduit par la création des juridictions de droit moderne.
L’organisation judiciaire de la loi du 23 juin 1961 reconduit, au bas de la hiérarchie judiciaire, le tribunal du cadi. Viennent, ensuite, le tribunal de première instance, la Cour d’appel et la Cour suprême. Mais chacune de ces juridictions était composée de juges de droit musulman et de juges de droit moderne ayant des compétences nettement délimitées. Les magistrats de droit musulman avaient normalement une compétence générale de principe mais les nombreuses matières relevant du juge de droit moderne devaient, progressivement, faire de celui-ci le véritable juge de droit communiv.  Ainsi donc, le système judiciaire mauritanien est caractérisé par une double rationalité : « à la prégnance de l’islam se conjugue l’influence du droit moderne ». Le droit applicable prend deux aspects : le droit moderne et le droit musulman. Cette dualité de droits reflète l’existence de deux droits d’inspirations différentes répondant à des besoins politiques, économiques et sociaux différents. Cette situation s’explique par le fait qu’en Mauritanie, le droit musulman est plus qu’une simple coutume ; il ne pouvait ni disparaitre, ni être, subordonné à un droit moderne d’inspiration extérieure.
L’ordonnance de 1983v, elle procède à l’abolition du dualisme judiciaire en mettant en place un appareil judiciaire unifié qui comprend le tribunal départemental, le tribunal régional, la Cour d’appel et la Cour suprême.  La loi n° 93.010 du 21 janvier 1993vi, qui va réaliser une réorganisation. L’innovation principale réside dans la suppression de la cour spéciale de justice, juridiction d’exception qui ne peut avoir de place dans  un contexte démocratique institué par la constitution du 20 juillet 1991. Et la Cour suprême a connu des réaménagements importants, initialement composée d’un président, de deux vice-présidents et de conseillers, elle est désormais organisée en quatre chambres spécialisées (civile et commerciale, administrative, criminelle et sociale)vii.
La réforme du 24 juillet 1999viii, elle se caractérise par le désir de sécuriser et d’attirer les investissements en mettant en place une justice efficiente, fonctionnelle et efficace. Pour ce faire, elle crée désormais des chambres spécialisées dans le règlement du contentieux économique. En effet, les chambres commerciales, chaque tribunal de wilaya comprend, désormais, une chambre civile, une chambre pénale, une chambre administrative et une chambre des mineurs. Elle introduit également la généralisation des cours criminelles qui sont instituées désormais auprès de chaque chef-lieu de wilayaix.
Le fondement  de  l’autorité  légitime  des  juges  résulte  en  premier  lieu  de  leur  mission  qui  est  d’appliquer   la   loi. Il  repose  également  sur  leur  nomination  par   le  président  de  la  République, sur  leurs  compétences  professionnelles, reconnue  soit  par  le  succès  à  un  concours  suivi  d’une  formation  spécifique  soit  par  une  sélection  fondée  sur  une  pratique  professionnelle  antérieure  à  l’entrée  dans  la  magistrature, enfin  sur  le  serment,  prêté   lors  de  l’entrée  en  fonction  qui  donne  la  mesure  exigeante  des  devoirs  de  leur  charge

Organisation

La cour suprême se compose d’un président, de présidents de chambres dont l’un est le vice -président de la Cour Suprême et de conseillers. La Cour Suprême comprend les formations de jugements suivantes : Les chambres, la chambre du conseil, les chambres réunies.

Composition

La cour suprême comprend six membres permanents 
La Cour suprême se compose d’un président, de quatre présidents de chambres, de vice-présidents et de conseiller. Elle comprend quatre chambres : la chambre administrative, la chambre civile et commerciale, la chambre sociale et la chambre criminelle. Le président de la Cour est nommé pour cinq ans renouvelables par le président de la République. La Cour reçoit les pourvois en cassation contre les décisions rendues en dernière instance par les juridictions inferieures. Lorsqu’elle statue en matière de droit musulman, la Cour suprême se compose du président, du vice-président de droit musulman et du conseiller de droit musulmanxi. 

Attributions

A l’image des Cours suprêmes d’Afrique, la Cour suprême de Mauritanie est une Cour omnipotente. Dès sa création en 1961, qui a parachevé l’indépendance judiciaire amorcée en 1958, la Cour suprême a été dotée des pouvoirs importants. Elle est la plus haute instance judiciaire du pays. Elle exerce principalement des missions juridictionnelles. A ce titre, elle statue sur les pourvois en cassation formés contre les jugements et arrêts rendus en dernier ressort par les autres juridictions. La Cour suprême est juge du droit, elle ne connaît pas les faits.
Sur le plan judiciaire, la Cour suprême a les fonctions d’unification et d’harmonisation du droit. La Cour suprême statue sur les pourvois en cassation pour incompétence ou violation de la loi dirigés contre les décisions rendues en dernier ressort par les autres juridictions ; les demandes en révision, les demandes en révision, les demandes de renvoi d’une juridiction à une autre ; les règlements des juges ; les demandes de prise à partie formées contre un magistrat et les poursuites dirigées contre un magistrat. Depuis 1965, elle statue sur les décisions des juridictions de première instance, des juges d’instruction ainsi que celles rendues, en premier ressort, par les tribunaux de travail nonobstant ses fonctions administrativesxii.
Sur le plan administratif, la Cour suprême éclaire le gouvernement par ses avis qui lui sont demandés sur les projets de loi et décrets. Les attributions contentieuses de la Cour suprême recouvrent les recours pour excès de pouvoir ou en appréciation de la légalité dirigés contre des actes administratifs ou règlementaires. Ces compétences recouvrent également une partie importante du contentieux de pleine juridiction, en l’occurrence les litiges relatif à la situation individuelle des fonctionnaires et agents de droit public relevant de l’Etat ou d’autres collectivités publiques et ceux relatifs au domaine public, aux concessions domaniales et aux permis de recherche minière

 

 

 

 

ACTUALITES DE L'AA-HJF

Après la session de formation de Cotonou, les Hauts magistrats des juridictions membres de l'AA-HJF se retrouveront... En savoir plus

A Niamey se retrouvera aussi le jury composé par l'AHJUCAF pour délibérer sur l'attribution du prix 2018 pour la... En savoir plus

Voir toutes les actualités de l'AA-HJF
Secrétariat général de l'AA-HJF
Ancien Bâtiment de la cour suprême,
Ganhi-Cotonou - BENIN
Téléphone : 00229 21 31 12 49
Fax : 00229 21 31 12 63
Mail : secretariat@aahjf.net / secretariat.aahjf@yahoo.fr
" Un outil d'intégration juridique et judiciaire au service de l'Etat de droit en Afrique "
NOTRE PARTENAIRE
Copyright 2018 All rights reserved - AA-HJF | Agence web NERO TECHNOLOGIES